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Elus, la vie d'après : L'ex-député du Rhône Maurice Depaix, sur la route après deux mandats

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Elus, la vie d'après : L'ex-député du Rhône Maurice Depaix, sur la route après deux mandats
D.R. - Maurice Depaix sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle

Maire d'Amplepuis, dans le Rhône, entre 1989 et 2001, Maurice Depaix a quitté son mandat volontairement. Il est ensuite parti à pied pour effectuer le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Maintenant à la retraite, l'ancien élu porte sur son expérience un regard plein d'esprit et assume les limites qu'il s'était lui-même fixé.

A 76 ans, Maurice Depaix garde beaucoup d'humour quand il parle de sa vie politique. « Ce qu'ont pensé les membres de ma famille, quand j'ai arrêté la politique ? Qu'ils allaient pouvoir me voir et profiter de moi. Ceux qui partageaient mes engagements étaient au courant que je comptais arrêter un jour ou l'autre. Quant à mes adversaires politiques, vous savez, ils ne pensent pas beaucoup ! » s'amuse, caustique, celui qui fut maire d'Amplepuis de 1989 à 2001. Avant d'ajouter en riant, pour atténuer l'effet de sa pique : « Je suis méchant... »

« Dès le début, j'avais prévenu que je n'irais pas au-delà de deux mandats », rappelle Maurice Depaix. S'il a quitté volontairement son siège de maire, il fut battu aux législatives de 1997, après avoir été élu en 1995 à l'Assemblée nationale. En 2001, il troque l'écharpe tricolore contre le bâton de marche et part en direction de la Galice, sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle. « J'avais tout prévu, et je voulais le faire depuis des années. Psychologiquement, j'avais besoin de tourner la page. Je suis parti élu, je suis revenu pèlerin », se souvient-il. Il confirme qu'il y avait un côté spirituel à cette aventure, qui dura deux mois. Depuis, la marche fait partie de sa vie – même si Maurice Deplaix reconnaît qu'il n'est « pas un sportif ».
« Je fais partie de ceux qui pensent que la France compte trop d'élus. Curieusement, j'ai été le premier maire d'Amplepuis depuis cinquante ans à quitter son poste, non pas parce qu'il a été battu ou qu'il est mort en exercice, mais parce qu'il l'a décidé ». Se poser des limites, Maurice Deplaix sait le faire. S'il a été président de l'association des Amis de Saint-Jacques en Rhône-Alpes, il n'y siégea que cinq ans. « J'ai toujours été comme cela, même dans mon travail. J'ai estimé que je pouvais être utile pendant dix ans. Après j'aurais été nuisible » dit-il.

Aujourd'hui, Maurice Depaix garde le sourire en évoquant cette partie de sa vie. « J'ai de multiples occupations, la retraite, ce n'est pas de tout repos ! » lance-t-il. Retourner à la vie politique, jouer les éminences grises ou les soutiens ostentatoires, très peu pour lui. « J'ai toujours considéré que j'étais locataire, et pas propriétaire, de mon mandat de maire ».

Louis Thubert




Louis THUBERT
Journaliste

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