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" Les Fourberies de Scapin ", version Podalydès, aux Célestins

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" Les Fourberies de Scapin ", version Podalydès, aux Célestins
Christophe RAYNAUD DE LAGE

Après un classique du cinéma français, " Le Dernier métro " de François Truffaut, qui a ouvert la saison des Célestins (Lyon 2e), voici un pur classique du théâtre français, " Les Fourberies de Scapin " de Molière, mis en scène par Denis Podalydès et la troupe du Français.

Scapin, ce personnage foncièrement immoral et irrévérencieux que tous les élèves de France connaissent, souvent reste enfermé dans les clichés d'une grosse farce burlesque, la pièce qu'est Les fourberies de Scapin et qu'elle n'est pas non plus. Sous ses attraits comiques, elle recèle une féroce critique de la société que met en lumière la mise en scène de Podalydès. Et Scapin est bien davantage qu'un valet menteur.

Montée en ouverture de saison de la Comédie-Française l'année dernière, la pièce de Molière revient à ses origines avec Denis Podalydès qui a pour habitude de remonter aux sources pour construire ses productions. Où il découvre qu'à cette époque, le théâtre du Palais-Royal est en travaux et que Molière dispose d'un espace amoindri mais aussi d'une liberté plus grande pour revenir à la comédie pure, après ses collaborations avec Lully et Beauchamps pour des comédies-ballets.

Ainsi « pour dresser le tréteau de ce Scapin, nous avons retenu le théâtre en travaux, l'espace réduit, les acteurs devant, le port de Naples (contre la Cour à Versailles ou ailleurs), avec la mer tout près, l'Orient là-bas, les trafics portuaires, les rackets, les couleurs, le soleil, la chaleur, le jeu italien (…) », explique le metteur en scène et comédien dans sa note d'intention.

C'est Christian Lacroix qui a réalisé les costumes, les guenilles distinguées des serviteurs et servantes, les vestons et autres culottes revisitées à la mode « baggy », tandis qu' Eric Ruf a conçu la scénographie de palissades et d'échaffaudages.

La pièce qu'on connaît par cœur prend une autre saveur, plus mélancolique portée par les comédiens et les comédiennes formidables de la Comédie-Française. Du classique de haut vol, à en croire les critiques !

Théâtre des Célestins, jusqu'au 20 octobre, www.theatredescelestins.com




Fabien RIVIER
Journaliste

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